Avertir le modérateur

La Cathédrale saint-Martin

18/04/2012 | La Cathédrale saint-Martin

L’origine de l’église de Saint-Dié remonte à Déodat (Dié ou Dieudonné), moine irlandais qui fonda au viie siècle la cité qui porte encore son nom. D'abord église abbatiale, elle devint la collégiale d’un chapitre de chanoines séculiers.

René II la considérait comme la quatrième "cathédrale" de son duché, après celles des Trois-Évêchés lorrains, MetzToul et Verdun.

En 1777 l'église fut élevée au rang de cathédrale lorsque le pape Pie VI octroya la bulle d'érection de l'évêché de Saint-Dié (Cf.Quatrième Évêché).

Déjà plusieurs fois incendiée au cours de son histoire, elle fut dynamitée par les Allemands (malgré les engagements contraires initialement pris par ceux-ci) en 1944 et perdit l’ensemble de sa voûte. Reconstruite à l’identique, elle reçut un nouveau mobilier et fut à nouveau consacrée en 1974. Au milieu des années 1980, des vitraux modernes non-figuratifs furent réalisés sur les dessins d’artistes contemporains réputés.

La nef romane, élevée après le second des trois incendies qui ravagèrent l'édifice (10651155 et 1554), possède un style caractéristique de la Lorraine du Sud. Elle est animée d’un décor de cordons et d’entrelacs.,

Parmi les 52 chapiteaux de la nef, quarante chapiteaux sobres mais soigneusement sculptés figurent d'étranges créatures : griffons affrontés à bec d'ibis, ânes à bec de canard, végétaux en relief, dont des tiges de papyrus, sans oublier la sirène bifidée aux 6 poissons, liée avec la sirène allaitante de Strasbourg (cathédrale, mur est du transept nord, frise nord de l'ancien portail roman (aujourd'hui niche baptismale) et liée avec trois autres sirènes allaitantes : celle de la cathédrale de Bâle (Basel) en Suisse, celle de la cathédrale de Fribourg en Brisgau (Freiburg im Breisgau) dans la Forêt Noire (Baden-Würtemberg, Allemagne), et celle de la collégiale de Saint-Ursanne dans le Jura suisse. Une messe romane orne le pilier 2, nef sud. Sur le pilier 6, nef sud, se trouve un palmier flanqué de deux palmes, au milieu d'une forme ondoyante ponctuée de 12 brillants (cabochons en pierre) taillés comme des bourgeons. Cette image illustre un extrait du chapitre 22 de l'Apocalypse : Au milieu de deux flots ondoyants, brillants comme du cristal, se dresse un arbre de vie dont les feuilles guériront les nations et qui produira une récolte par mois (Le séjour des bienheureux, véritable image paradisiaque)

Dans la nef, les puissantes voûtes à croisées d'ogives sont éclairées par de toutes petites baies en plein-cintre. Les bas-côtés sont voûtés d'arêtes.

Cette partie de la cathédrale est l'une des rares à avoir surmonté le traumatisme de la guerre : Si les voûtes se sont effondrées, seul un chapiteau sculpté a été restitué, d'après l'original qui se trouve actuellement dans une aile du cloître.

16:04 Publié dans Nos villes et villages des Vosges | Lien permanent | Commentaires (0)

Les commentaires sont fermés.

 
 
 
Toute l'info avec 20minutes.fr, l'actualité en temps réel Toute l'info avec 20minutes.fr : l'actualité en temps réel | tout le sport : analyses, résultats et matchs en direct
high-tech | arts & stars : toute l'actu people | l'actu en images | La une des lecteurs : votre blog fait l'actu